« Nous sommes chrétiens, arrêtons de vivre comme des païens. » Voici une phrase que j’ai entendu de la bouche d’un prêtre aujourd’hui décédé. Elle pourrait résumer mon impression sur cet ouvrage ; je vous explique pourquoi.

Résumé de l’éditeur :
Préface inédite de l’auteur et introduction d’Yrieix Denis

Voici un essai décisif, peu consensuel, fruit d’une intuition tenace : les chrétiens vont devoir prendre de fermes résolutions, intérieures et pratiques, pour résister aux fléaux de la modernité. En effet, comment vivre sa foi dans un monde sécularisé devenu de plus en plus hostile à l’Évangile ? Ceux qui minimisent le phénomène participent à son accélération, affirme l’auteur avec lucidité, sans regrets ni résignation. Depuis son poste d’observation, ce père de famille, chrétien fervent et journaliste renommé (The American Conservative), scrute et enquête : quelles sont les racines de la fragmentation de nos sociétés occidentales ? En quoi la sexualité et la technologie déstabilisent l’Église ? Pourquoi les sacrifices, la liturgie et la prière constituent les clés d’un réveil ?
Rod Dreher perçoit l’urgence, non pas d’une nouvelle croisade, mais de la conversion des âmes, pour le bien de tous ; avec Jacques Maritain il invite à être « l’armée des étoiles jetée dans le ciel ».

« Nous sommes chrétiens, arrêtons de vivre comme des païens. » Voici une phrase que j’ai entendu de la bouche d’un prêtre aujourd’hui décédé. Elle pourrait résumer mon impression sur cet ouvrage ; je vous explique pourquoi.

Lorsqu’une personne se convertit au christianisme des changements notables s’opèrent dans sa vie. Le Christ qui arrive va faire changer le catéchumène et ce dernier va de toute sa volonté vouloir ressembler à Jésus qui lui est annoncé.

Couverture

Tout change, notre monde change. Rod Dreher fait dans son ouvrage une étonnante proposition qui raisonne avec l’encyclique du Pape François : devenons des saints. Il ne donne pas une chemin tout prêt à être exploité mais propose une méthode à laquelle on ne se serait peut-être pas attendu : la règle monastique de Saint Benoît. Partant du constat que la culture chrétienne est de plus en plus oubliée et que le Christ lui-même ne signifie plus grand-chose pour bon nombre de personnes – y compris par les chrétiens – l’auteur ouvre une piste intéressante : faire de nos communautés des petits monastères bénédictins. Contrairement aux apparences le monastère n’est pas fermé au monde mais sa force réside dans la règle, la prière et la vie communautaire. Fort de cela, il peut rayonner sur le monde, accueillir et faire grandir en sainteté ceux qui viennent pour un temps s’y reposer.

Ce qu’il propose est un système intégral : école, travail,… où tous ceux qui y vivent pourront vivre leur foi. Comme nous le constatons souvent, il est plus facile de vivre une foi véritable à plusieurs plutôt que seul.

Lorsque vous lirez cette œuvre, vous penserez parfois que l’auteur va trop loin, et si comme moi vous avez l’impression que l’auteur décrit une Église de purs qui oublie la miséricorde de Dieu je en conjure, continuez à lire ! En effet son propos ferme et engagé est bien équilibré. Le lecteur ne peut pas, ne doit pas s’arrêter à une phrase !

Pour finir, abordons deux choses que j’ai trouvées particulièrement intéressantes. Premièrement, Rod Dreher, chrétien orthodoxe, s’adresse à tous les chrétiens et puise sans compter dans ces différentes traditions. Deuxièmement, l’auteur aborde tous les sujets de la vie d’un chrétien : travail, famille, sexualité, politique, engagement, éducation,…

Par ailleurs, j’ai trouvé ce livre assez facile à lire. La division en chapitres et sous-chapitres aident à pouvoir s’arrêter et reprendre de manière aisée et permet également d’avoir un plan détaillé !

Bonne lecture !!

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