Défi, parole, rendre compte et donner des exemples. Notre auteur s’attelle de manière courageuse et structurée à un vaste sujet qui empoisonne notre vie sociale : la théorie du genre.

Note : * * * * *
Difficultés : * *

Auteur :Esther Pivet
Editeur :Artège
Paru en :20 février 2019
Nombre de pages :263 pages

Résumé de l’éditeur :

« La théorie du genre n’existe pas », proclamait la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. Et pourtant, cela fait presque dix ans que la porte de l’école s’est ouverte à cette idéologie prônant la déconstruction des « stéréotypes sexués », qui nous seraient imposés par la culture et l’éducation… Autrement dit, on ne naîtrait pas fille ou garçon, on nous imposerait de le devenir.
Sous couvert de légitimes combats pour l’égalité des sexes et contre l’homophobie, cette entreprise de déconstruction  vient toucher les plus jeunes sans que leurs parents en soient informés et puissent réagir. Et ce n’est pas fini… Programmes, manuels, livres, spectacles, éducation à la sexualité, interventions d’associations militantes, mais aussi lobbying dans les entreprises et la culture, politiques publiques, tous les moyens d’action employés par les tenants du genre sont passés au crible.
Ce livre veut être un cri d’alarme, preuves à l’appui, au sujet de cette confusion qui se répand, et qui peut faire des ravages chez les enfants et les jeunes.

Quel défi aujourd’hui de parler de l’autre sans le stigmatiser ou sans que celui-ci interprète nos propos de manière biaisée. Dans cet ouvrage Esther Pivet veut rendre compte de ce qu’est la théorie du genre et de l’influence, de la place qu’elle a pris dans notre société. Elle pose également la question de la place des parents dans l’éducation à la vie affective et sexuelle de leurs enfants dès le primaire rappelant que les parents sont les premiers éducateurs et que personne ne peut s’y substituer. Pour cette recension, je choisis délibérément de reprendre le plan de l’ouvrage sans dévoiler la totalité de l’argumentaire.

Première partie

Dans une première partie, Esther Pivet répond à la question : « Qu’est-ce que la théorie du genre ? » et existe-t-elle ?. Elle explore délibérément les termes de sexe, genre, nature et identité qui sont les clés de vocabulaire de cette théorie et qui sont souvent utilisés les uns pour les autres. En effet, cette bataille menée est aussi une bataille de langage, on le sent bien tout au long de l’ouvrage. Nommer les choses, les comportements c’est pouvoir parler de la même chose et donc se comprendre. Dans cette partie de son ouvrage, l’auteur aborde également la notion de désir et de plaisir dans notre société montrant leur place et leur influence sur nos comportements. Elle montre également comment cela nous aide à accepter l’inacceptable, à dire simplement « chacun son truc ».

Cette partie a été écrite pour montrer ce qu’est la théorie du genre, ce qu’elle implique partout dans la société. E. Pivet donne donc des arguments forts pour pouvoir répondre simplement mais fermement aux tentatives qu’a cette théorie à vouloir s’imposer. Ne pas être d’accord c’est possible, pouvoir répondre c’est également possible sans être mis à la rue par des soupçons d’homophobie ou de vieux jeu.

Deuxième partie

Pour la deuxième phase de sa réflexion, Esther Pivet se concentre sur l’école. Comment la théorie du genre s’insinue dans les programmes scolaires, les activités et les mentalités ? Comment elle réussit à avoir un si grand aura ?
A ce point de la réflexion, l’écrivain nous aide à prendre conscience des procédés qui sont utilisés pour faire passer ce message (films, spectacles, discours d’intervenants… Cette recherche fouillée et nourrie de nombreux exemples permet d’avoir une idée de ce à quoi sont exposés les enfants, les jeunes d’aujourd’hui jusque dans leurs écoles et donc jusque dans ce qu’ils sont. Le lecteur assiste ici également à un appel poignant à leur responsabilité de parent, d’élu et de membre de la société. Un appel aux parents pour les pousser à se renseigner, à s’intéresser à ce que font, voient et entendent leurs enfants lorsqu’ils sont à l’école. L’auteur rappelle d’ailleurs le droit (inscrit dans la loi) qu’ont les parents à être informés de TOUT ce que leur enfant fait, voit et entend ! Enfin, c’est un appel aux parents, pour que ces derniers dispensent à leur enfantine éducation à l’affectivité et à la sexualité avec un discours équilibré et des mots ajustés en fonction de l’âge de leur enfant.

Troisième partie

La théorie du genre dans la société. Quelle place ? Quels impacts ?
Le grand sujet du moment « parent 1 / parent 2 » nous montre de manière flagrante que cette théorie a un impact fort et nocif en bien des choses sur l’ensemble de notre société. E. Pivet insiste d’ailleurs sur la responsabilité grandissante des pouvoirs publics et comment ils laissent ou comment ils sont pro-actif dans ce laisser faire.

Pour finir mon propos j’aimerai vous donner mon avis. Cet ouvrage est très bien fait et parfois affolant de vérités. J’ai pu comprendre de manière plus pointue les enjeux sociaux. La lecture de l’ouvrage est simple et permet de suivre pas à pas l’argumentaire de l’auteur. De plus, cette dernière reprend ses arguments régulièrement notamment vis à vis d’exemples. Cela dit, comme séminariste j’ai été particulièrement marqué par un passage que je vous partage en quelques mots.

C’est un exemple. Suite à une intervention de l’association Planning familial en classe de CM2 où une intervenante a parlé crument de masturbation, de la possibilité de changer de sexe, et d’autres choses encore, une maîtresse reprend sa classe qui est agitée. Après que chacun des élèves ait pu parlé, une fille prend la parole et dit ceci : « Vous savez, madame, elle a souillé mon âme ». Je vous laisse découvrir ce passage en page 157. Mais vous comprendrez ma stupeur, mon effarement devant ces mots, moi qui suis séminariste.

Je vous encourage à lire cet ouvrage et à prendre conscience que la théorie du genre n’est pas à négliger mais que chacun doit se mettre en marche contre ce que ses porteurs veulent à savoir effacer ce qui rend fort l’humanité à savoir : la complémentarité des personnes et des sexes.

L’auteur :

Esther Pivet, polytechnicienne, mariée et mère de quatre enfants, est la coordinatrice du collectif VigiGender, qui assure un travail d’information auprès des parents et des enseignants sur la diffusion de la théorie du genre à l’école.

Commentaires Facebook

One Comment

  1. Merci beaucoup Augustin pour votre résumé et analyse du livre d’Esther Pivet qui m’incitent à le lire. En charge de jeunes dans un collège de garcons, je suis effarée par cette théorie du genre et ses conséquences déstructurantes et destructrices. Plus les parents seront informés, mieux ils pourront, en conscience bien éclairée, éduquer leurs enfants avec bon sens pour leur permettre de construire sainement. A.C.

    Anne Cottin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.