2 femmes, 2 livres
Zélie Martin et Annette Pelras ne se rapproche en rien dans leur vie terrestre. Mais ces deux femmes sont saintes. Faut-il faire des choses extraordinaires pour le devenir ? Moderne ou martyre ?
C’est à l’occasion du premier salon du livre chrétien de Beauvais que j’ai découvert deux ouvrages. L’organisatrice m’ayant demandé d’animer deux tables rondes : La sainteté au féminin et Les saintes carmélites de Compiègne. Je vais donc vous partager mes découvertes et mon enthousiasme pour deux ouvrages : Zélie Martin, femme moderne ainsi que Annette Pelras, carmélite martyre de Compiègne.
Zélie Martin, femme moderne
Note
Auteur
Sortie
⭐⭐⭐⭐⭐
Note : 5 sur 5.Chrystelle Claude de Boissieu
Septembre 2022
Difficulté
Éditeur
Nombre de pages
⭐⭐⭐
Note : 3 sur 5.Salvator
225
Résumé de l’éditeur
Dans une maison d’Alençon, une trentenaire assise à son secrétaire prend la plume. Là, elle écrit sa vie de dimanche en dimanche, de semaine en semaine. Ces lettres d’une foisonnement d’un monde, l’épanouissement d’une femme. Constamment en mouvement. Dans une actualité politique de paix ou de guerre. Dans des réformes religieuses entre tradition et progrès.
Contemporaine d’Emma Bovary, Zélie Martin réalise ses vocations. Dentellière, elle crée son entreprise. Mariée et mère, elle désire ses grossesses. Ses appels à vivre dans la charité proviennent de sa dévotion à la Vierge Marie, qui l’accompagne sur le chemin de la sainteté.
C’est à travers son abondante correspondance (de 1863 à 1877) que Chrystelle Claude de Boissieu dresse le portrait sensible de Zélie Martin. Voici la mère de la petite Thérèse retrouvée, présentée dans l’éclat de ses contrastes. Par sa persévérance et son indépendance, elle incarne le modèle d’une féminité moderne.De la dentelle…
Dès le premier chapitre de cette biographie, j’ai été emporté dans la vie professionnelle de Zélie Martin. L’auteur, Chrytelle Claude de Boissieu, commence par décrire Zélie comme chef d’entreprise. Le point d’Alençon était bien connu dans le monde de la dentelle et madame Martin est l’une de ces femmes qui en confectionne.
Elle se posa longtemps la question de la vie religieuse, mais finalement à cause de sa fragile santé, elle ne pourra pas entrer dans les ordres. Elle ne se laisse pas abattre. Ayant été formée pour faire de la dentelle, elle monte sa propre entreprise de point d’Alençon. Dans un premier temps le but est assez clair : se créer une dote pour pouvoir se marier correctement.
Elle rencontre Louis Martin. Après leur mariage, ils continueront ensemble à faire fructifier cette entreprise familiale. Employant des ouvrières suivant les besoins de confection, et son mari comme représentant en commerce, l’entreprise va au grès des commandes.
À la femme sainte.
Zélie n’est donc pas seulement une femme sainte parce que mariée et ayant donné au monde la petite Thérèse. Elle voudra mettre dans tout ce qu’elle fait l’amour du bon Dieu. Dans les lettres dont au cours de la lecture nous découvrons des extraits, nous nous rendons compte qu’elle veut être avec ses ouvrières comme le bon Dieu avec nous : elle prend soin, elle entoure, elle aime.
Je crois qu’elle peut être un vrai et beau modèle pour les femmes d’aujourd’hui qui souhaitent être mère et avoir une vie professionnelle.
Annette Pelras, carmélite martyre de Compiègne
Note
Auteur
Sortie
⭐⭐⭐⭐⭐
Note : 5 sur 5.Géraldine Fuseau
Octobre 2024
Difficulté
Éditeur
Nombre de pages
⭐⭐
Note : 2 sur 5.Editions du Carmel
115
Résumé de l’éditeur
Annette Pelras (1760-1794) naît dans une famille lotoise à la foi profonde. Rentrée jeune chez les Sœurs de la Charité, sa grande beauté la met cependant en danger, et la communauté la fait rejoindre le lointain carmel de Compiègne. Elle y déploie ses qualites humaines d’infirmière et une force d’âme paisible… jusqu’au martyre de 1794. D’un même cœur, les carmélites décident d’offrir leur vie à la suite de Jésus pour arrêter le massacre de la Terreur et ramener la paix. Annette accompagne ses sœurs, l’une après l’autre, lors de leur montée à l’échafaud, en chantant.
Nourrie de l’histoire locale et s’appuyant sur les archives du procès, l’auteure nous retrace cette vie brûlante. Un récit véridique, épuré, qui repose la question de la liberté de croire et de la vraie dimension du martyre.Une vie simple, une vie religieuse.
Sous la forme – mais non le fond – d’un petit roman, la vie d’Annette Pelras nous est conté et nous est rendue passionnante. Géraldine Fuseau, par son écriture simple et rapide, nous fait entrer dans cette vie simple et dépouillée d’une carmélite à la beauté et à la jeunesse époustouflante !
Une femme sainte qui choisit.
Choisir le Carmel, loin de chez elle n’était pas son premier amour. Mais le Seigneur Jésus, lui OUI. Aimer Jésus pour le faire aimer dira plus tard sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (Lisieux). Aimer Jésus jusqu’à suivre l’agneau dans son agonie. On raconte que les soeurs chantaient des hymnes en allant à l’échafaud, qu’elles embrassèrent la Vierge Marie avant de monter. Tout cela est véridique.
Nombre de personnes, et en premier lieu leurs soeurs qui évitèrent la décapitation, témoignèrent pour elles. Chacune dû faire le choix, refaire le choix du Christ mais ce ne fut pas de tout repos.
Entrez dans cette histoire passionnante et terrible des carmélites de Compiègne. Ça vaut le détour !
Les auteurs
Chrystelle Claude de Boissieu est professeur et docteur en lettres. Elle a édité, chez Desclée de Brouwer, un livre inédit de Marie Noël, Almanach pour une jeune fille triste (2011). Elle est également l’auteur, chez le même éditeur, de Portraits intimes de Marie Noël (2019).
Géraldine Fuseau est enseignante de Lettres classiques. D’une famille originaire du Lot, elle s’est passionnée pour l’histoire remarquable d’Annette Pelras, depuis le Quercy natal jusqu’à l’échafaud aux côtés des carmélites de Compiègne.
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Père Augustin
Prêtre du #diocèse #Beauvais @catho60. Encore en étude jusqu'en 2021 en théologie morale. Avant d'entrer au séminaire pour @catho60 j'ai fait mes études à @UniLaSalle_fr école d'ingénieur agricole dont je suis diplômé. Ce blog est né car lors de ma formation au séminaire certains professeurs m'ont demandé de m'exercer à écrire et développer une pensée. De plus j'ai trouvé ce moyen car il peut m'être utile et être utile à d'autres et cela m'oblige à lire ! Mon article préféré : https://lirechretien.fr/2015/05/01/comment-jai-vu-dieu-a-loeuvre-dans-la-maladie-de-mon-frere/
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