Du Seigneur ressuscité au Fils de Dieu dans le Nouveau Testament

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un cours dit d’‘initiation au mystère chrétien’, il n’est en rien parfait et pourra être amené à évoluer.

Introduction

Dans notre vie avec le Seigneur, dans notre vie spirituelle, plusieurs étapes sont nécessaires afin de mieux le connaître. En premier lieu il nous faut connaître ou appréhender le ‘Jésus historique’, c’est ce Jésus qu’aujourd’hui la plus part des historiens ne peuvent qu’attester l’existence, il y a bien eu un homme dans ces années là qui a été crucifié et qui rassemblait des foules. Puis dans notre démarche spirituelle il nous faudra apprendre à l’appeler Seigneur. Ce Seigneur nous seront alors amener à croire qu’il est mort puis ressuscité pour nous et enfin nous le découvriront comme Fils éternel, Fils de Dieu.

Chacun est donc invité par le Christ à lire les évangiles et le Nouveau Testament et ainsi à regarder dans sa vie les lieux où ces textes raisonnent particulièrement. Ces lieux, ces moments où le Christ, Fils de Dieu nous parle et où nous n’arrivons pas toujours à être attentif.

Commençons par nous approcher de ce mystère en abordant la question, avant tout, avec ses plus proches disciples qui l’ont connu alors nous pourrons aborder la question de la présence du Christ au milieu des hommes après sa résurrection et ainsi finir sur la christologie dans les textes que les apôtres nous ont laissé.

1       Jésus et ses disciples

Au temps où Jésus était parmi les hommes il connut de nombreux hommes mais vécu plus particulièrement avec ses disciples (lors de sa vie publique). Ceux-ci comprirent qu’il était le messie de Dieu. Certes ils mirent du temps à le comprendre alors qu’ils l’avaient sous les yeux ! Combien de temps nous même allons mettre pour comprendre ?

Ce temps qu’ils mirent à comprendre est nécessaire, tout au long de la Bible, Dieu donne et laisse du temps aux hommes pour comprendre, pour s’approcher de Lui. Ainsi Moïse va faire un détour en Ex 3, 3 pour s’approcher du Seigneur après cela il va retirer ses sandales car il se tient sur « une terre sainte » (Ex 3, 5). Dieu donne du temps pour nous laisser comprendre ce qu’il souhaite pour nous. Dans le Nouveau Testament Jésus va donner aux disciples tout le temps de sa vie publique pour comprendre. Nous devons comprendre et nous laisser animer par la foi.

Ce temps peut aussi s’expliquer par les visions prophétiques du messie de Dieu dans l’Ancien Testament, celles-ci ne raconte pas l’histoire d’un fils de Dieu ou encore celle d’un messie qui mourrait sur la croix. Rien de tout ça, mais les interprétations de ce temps y voyait plutôt un guerrier qui chasserait l’ennemi présent sur la Terre Promise, à ce moment là les romains, hors des terres d’Israël.

Chacun est donc invité à prendre ce temps de relecture des évangiles, de relecture du chemin déjà parcourut. Nous pourrions rapidement faire un parallèle avec le récit des pèlerins d’Emmaüs qui se passe après la résurrection. Cette situation image bien ce qu’a fait Jésus depuis le début de sa vie publique : comme un compagnon il expliquait les écritures avec la ‘vision’ de sa résurrection. Or cette ‘vision’ étant inconnue aux disciples ceux-ci ne pouvaient réellement comprendre.

Voilà donc Jésus qui explique durant toute sa vie avec ses disciples, comme ‘en chemin’ Le mystère de Dieu qu’il est. Dans les évangiles quelques passages vont explicitement parler avec les mots « Fils de Dieu » c’est Pierre qui les prononcent en Mt 16, 16 et le reconnaît comme tel. D’autres occasions viendront notamment lorsque Jésus chasse les démons d’un homme en Mc 5, 1-20.

Pour entreprendre ce compagnonnage, Jésus va employer aussi bien des mots (le sermon sur la Montage en Mc 5-7) que des actes (l’ensemble des guérisons, annonces, libération de démons,…), il va se mettre à porter de ceux qui l’écoute à son époque mais aussi encore pour nous aujourd’hui !

Les disciples et les apôtres ont donc une place essentiel dans notre vie de chrétien, ils sont à l’origine de la rédaction des textes que nous prions et que nous comprenons comme vrais. Pour s’encrer dans ce vrai de la vie du Christ, certains apôtres vont rappeler pourquoi ils écrivent, ou vont se situer dans le temps et dans l’Eglise naissante.

Nous pouvons citer ici Jn 20, 30 : « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. », ou encore Luc dans les Actes 1, 1-2 : « CHER THEOPHILE, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. ».

2       Résurrection de Jésus, et après ?

Dans le récit des pèlerins d’Emmaüs (Lc 24,13-35), l’évangéliste Luc nous rapport comment les yeux des deux disciples s’ouvrirent, ce passage est intéressant :

« Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » » Lc 24, 30-32

Ce récit nous montre bien l’importance de tous les enseignements de Jésus pendant sa vie terrestre. C’est grâce à cela que les disciples vont croire progressivement à sa résurrection. Ces signes, la bénédiction du pain et le fait de le rompre, ont renvoyé les disciples aux enseignements du Christ alors qu’il était encore parmi eux.

Pour info : Ce signe dans la religion juive est très répandu, lors du début du repas, celui qui préside, Jésus car invité des deux autres, va bénir le repas en faisant ce geste de la rupture du pain.

Ainsi la mort de Jésus puis sa résurrection servent en quelques sortes à rappeler au disciples et encore aujourd’hui, nous rappeler les enseignements qu’Il donnait lorsqu’il était encore parmi eux. Il est bien le Christ mort et ressuscité pour nous et pour nos péchés.

Une image pourrait tout à fait correspondre, celle de la parabole du semeur (Mt 13, 3-9 ; Mc 4, 2-9 ; Lc 8, 5-8), le Christ sème dans les cœurs des disciples sa Parole, la Parole de Dieu. Seulement c’est sa mort et sa résurrection qui vont permettre à cette graine de grandir, de sortir de terre puis, plus tard de donner du fruit. N’oublions pas qu’aujourd’hui cela n’a pas changé !

La résurrection est comme une réponse de Dieu vers les hommes. Il manifeste l’identité de Jésus, Fils de Dieu même si comme base, comme roc, l’homme a besoin de la foi.

3       Les apôtres source de christologie

Les apôtres dont les lettres ou les déclarations sont conservées dans le Nouveau Testament, ont eux aussi voulu parler du Christ ressuscité. Ils ont aussi du répondre à la question « Quand Jésus est-il devenu Fils de Dieu ? ».

Les récits des évangiles nous donnent de nombreuses précisions sur la vie terrestre de Jésus. Ces précisions vont donner aux disciples les symboles et les indices de l’origine divine du Père. De nombreux signes sont donnés aux disciples concernant son origine, Jésus parle de son Père, marche sur les eaux, calme la tempête (il a le pouvoir sur les éléments) ou encore pardonne les péchés en son nom propre or seul Dieu pardonne les péchés, il y a aussi la venue du Saint Esprit lors de son baptême. Cependant certaines hérésies sont nées en voulant répondre à cette question de manière erronée, aujourd’hui encore nous pouvons en rencontrer. Nous chrétien y voyons la puissance de Dieu à l’œuvre en Jésus

Paul dans ses lettres va combattre cela et il sera repris par bien des auteurs, saints et docteurs de l’Eglise, qui combattront avec fermeté ces hérésies. L’Apôtre Paul explicite l’origine divine de Jésus notamment au travers de trois hymnes à grande valeur christologique :

–       Ph 2, 6-11

–       Col 1, 15-20

–       Eph 1, 3-14

Ces répétitions du thème christologique montrent avant tout que la question se posait déjà au sein des premières communautés chrétiennes et que l’ayant encore aujourd’hui dans nos communauté nous devons nous reporter aux propos de Paul.

Dans l’hymne adressé aux Ephésiens, au verset 5 l’Apôtre écrit ceci : « Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. ». Par cette phrase Paul indique que avant nous, avant toutes choses, nous étions prédestinés à être fils par Jésus Christ. Donc Jésus Christ existait car nous devons passer par lui pour accéder au Père. Ce Fils envoyé pour nous sauver nous les hommes, non pas un Fils comme une nouvelle créature mais un Fils pleinement homme et pleinement Dieu.

L’expression explicite de la préexistence du Fils de Dieu apparaît aussi chez l’évangéliste Jean dans son prologue (Jn 1, 1-18) confirmant ainsi cette condition du Verbe.

4       Conclusion

De la nativité à la résurrection en passant par l’ensemble des paraboles et actes de Jésus, le Christ a enseigné aux disciples et nous enseigne encore aujourd’hui par l’Eglise que par sa mort il se donne pour nous afin que par lui nous vivions dans son Père et notre Père.

Paul continue donc d’affirmer cela dans ses épitres et après lui, l’Eglise nous rappelle que Jésus n’est pas seulement pleinement homme mais est bel et bien pleinement homme et pleinement Dieu, qu’Il est le Fils de Dieu et non pas une créature nouvelle du Père.

Il est donc celui qui peut nous mener au salut, à la vie éternelle et à l’amour infini du Père, faut-il encore se laisser approcher ou plus simplement le vouloir.

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