Chose promise, chose due, voici le nouvel article reprenant ma deuxième petite intervention durant la formation CHAM (BAFD) chez les Scouts et Guides de France de février dernier (2015). Lors de l’atelier appelé Les mots de la foi.

sous_la_tente      Avant tout prenons déjà le mot en lui même, relecture. Si l’on veut on peut le décomposer ce qui nous donne quelque chose comme re-lire. Lorsque l’on parle de relire on peut parler simplement d’un livre que l’on a bien aimé, d’un article qui nous apporte quelque chose professionnellement ou personnellement. On peut aussi dire « je relie » ce livre ou « je relis » ce livre ; ils se prononcent de la même manière mais ne veulent pas dire la même chose, le premier est du verbe relier, le second du verbe relire.
Et bien ici nous allons surfer sur les deux vagues pour comprendre ce que l’on veut ici signifier par relecture. Dans le langage professionnel on peut appeler ça débriefing ou encore retour sur expérience, on l’utilise tout le temps mais peut-on l’utiliser autrement ?

       Notre vie, et on le constate bien rapidement, est remplie de « Je pense que… » de « Je m’expose à… » ; on me demande de me positionner sur tel ou tel sujet, sur tel dossier il me faut donner un avis. La vie nous met face aux choix que nous avons à prendre, aux actes que nous avons à poser pour les confirmer. Relire c’est simplement voir à postériori les risques que j’ai pris et pouvoir ensuite, dans une seconde phase, voir ceux qu’à l’avenir je suis prêt à prendre.

Scout tête dans l'eau     Et bien ma vie spirituelle aussi a besoin de ces pauses REGULIERES. Pour prendre un exemple concret, en camp (scout), il m’est nécessaire de contrôler chaque jour la température du réfrigérateur et de la noter. Je le fais pour deux raisons, contrôler que les aliments sont à bonne température pour la conservation (et donc n’intoxiquer personne) et aussi pour pouvoir faire le point avec un contrôleur ! Alors comment puis-je, alors que je contrôle ce réfrigérateur tous les jours, laisser tomber ma vie spirituelle ? Pourquoi lui aurait besoin d’un suivi et pas nous ? Je ne dois pas me laisser submerger.

La relecture me permet de faire le point, j’en ai besoin, mon âme aussi. On peut distinguer deux grands types de relecture. La première seule, première étape : je fais le point, je me pose des questions pour avancer. La seconde manière, et qui est l’étape d’après, est de demander une aide extérieure. Je me laisse alors accompagner. Il existe une barrière psychologique entre ces deux étapes, elles n’ont d’ailleurs pas le même impact sur ma vie. Pour la première je suis seul, pour la seconde j’ai quelqu’un qui m’aide à avancer. Mais il est vrai que cette solution me demande d’accueillir le regard de l’autre sur ce que je lui partage. On en vient donc à une évidence, je ne peux pas tout dire à n’importe qui !

     En effet l’accompagnement spirituel ne peut pas et ne doit pas s’improviser. Pour le chrétien, le progrès spirituel ne s’obtient pas seul mais cela demande d’avoir confiance en cette personne à qui je vais ouvrir ma vie : ses beautés et ses part d’ombres. Je dois après me laisser accompagner, c’est à dire non pas ne rien faire, mais tout dire, ne rien taire et surtout faire confiance. Pour que ce climat puisse s’établir il est nécessaire d’aller voir des personnes formées à un tel accompagnement : prêtre, religieux / religieuses, ou laïc en mission. Cette personne, que nous catholiques appelons père spirituel, va m’aider à faire le point, va porter un regard neuf sur ma vie et va en révéler la beauté. C’est aussi quelqu’un qui prie pour moi et pour qui je prie. Si l’on voulait reprend notre exemple de départ, mon âme a besoin comme ce réfrigérateur d’un point température régulier, de faire le point ; l’accompagnement c’est ça, faire le point.

       Cet accompagnement ne changera pas ma vie de manière immédiate mais il me permettra de prendre quelques engagements simples que je pourrai relire avec mon père spirituel. C’est une démarche aussi d’accueil de soi, de connaissance de soi. Et en me connaissant moi-même je m’ouvre à l’autre, au différent qui dort au pied de ma porte. De plus accueillir l’autre et vivre en société, c’est aussi parfois être bousculé, questionnée et souvent cet appui (le père spirituel) sûr en devient nécessaire comme un regard extérieur qui voit si l’avenir que l’on se bâtit penche.SAMSUNG DIGITAL CAMERA

Pour conclure il me faut grandir spirituellement pour continuer à avancer notamment dans l’accueil de celui qui est différent. Mais pour cela sachons nous faire aider et accompagner, et aidons nous de la prière pour demander ces deux grâces à Dieu :

  1. Trouver un accompagnateur spirituel (père spirituel)
  2. M’aider à faire le point régulièrement sur mon cheminement

[alert-note]Outils :

  • un cahier
  • un stylo
  • une Bible ou les textes du jour (ICI ou sur applications smartphone)[/alert-note]

Eléments bibliographiques :

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