A des milliers de kilomètres d’eux, à des années lumières de ce qu’ils vivent comment nous chrétiens pouvons nous parler de ces chrétiens d’orient ? Comment nous chrétiens sommes-nous appelés à répondre à leurs appels de détresse ?

     Comme j’en ai l’habitude je veux commencer par le contexte de l’écriture de cet article. Avant tout j’ai pu constater ces derniers mois et encore plus récemment dans l’actualité un besoin d’informations sur cette grave question des chrétiens d’orient. Ensuite je voudrai dire que ce n’est pas un article militant ou qui prend des positions claires, mais j’espère qu’il pourra nous aider à réfléchir notre engagement au coeur de ce sujet à la fois sensible et grave.

Moi-même chrétien, je ne peux me détacher de celui qui souffre et encore moins lorsqu’il est chrétien ! Mais comment alors prendre ma place dans cette question ? Comment peut-on y répondre ?

   Tout d’abord sortons de l’illusion selon laquelle ce qui se passe à des milliers de kilomètres d’ici, peut être résolu ici depuis nos bureaux. Illusion qui on pourrait le penser persiste dans nos esprits. Non la solution la plus viable pour ces chrétiens n’est pas d’être accueilli par milliers en France ou en Europe mais de pouvoir vivre librement chez eux sans être en guerre perpétuelle.
En ce qui concerne les familles qui arrivent en France, nous ne devons pas les laisser de côté. Je reprendrai pour cela une célèbre phrase de Saint Jean-Paul II « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. » et en parallèle l’Evangile :
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mt 25, 34-36). Aujourd’hui le Christ n’est-il pas ces chrétiens qui frappent à nos portes ? Certes beaucoup de choses nous séparent en commençant par la langue mais notre attitude est déjà pour eu un nouveau départ ! C’est un grand enjeu, celui de l’accueil.

     Ensuite il faut que chacun prenant ses responsabilités agisse à son niveau. Il est illusoire comme dit plus haut de faire venir tous les chrétiens ici, nous devons nous bouger pour qu’ils puissent vivre en paix dans leur foyers. C’est je crois le second enjeu, vivre libre chez soi. L’homme construit sa vie, l’édifie par une histoire, par ce qu’il prend comme décision. Le déracinement profond et en quelque sorte non choisis que ces familles subissent pour pouvoir vivre, leur impose de devoir réapprendre et à se reconstruire.

Luttons donc avec les forces qui sont les nôtres pour qu’ils puissent vivre chez eux librement. Ces actions varient suivant les fonctions que l’on a : les politiques doivent s’investir dans leur mission autant que tout chrétien doit prier pour ces hommes et ces femmes qui témoignent chaque jour de leur foi.

[alert-note]       Prions donc pour ces gens qui sont encore dans leur pays martyrs de la foi, prions pour nos politiques pour qu’ils sachent faire grandir la paix, prions enfin pour les bourreaux qu’ils sachent entrer en dialogue. [/alert-note]

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