Dans notre époque où le célibat des prêtres peut être mal compris ou incompris que l’on ait la foi ou pas, le père Frédéric Dumas en montre la beauté en faisant un parallèle très instructif avec le mariage. Il utilise pour cela son expérience pastorale ainsi que les catéchèses de saint Jean-Paul II à propos de la théologie du corps.

Note : * * *
Difficulté : * * *

Auteur : Père Frédéric Dumas
Éditions : Mame
Paru le : 19 janvier 2018
Nombre de pages : 70 pages
4ème de couverture :
Tout célibataire qu’il soit, un prêtre est appelé à s’offrir à la communauté ecclésiale dont il a la charge de la même manière que les époux s’offrent l’un à l’autre. Cette Lettre ouverte à mon frère prêtre, solidement argumentée, trouve son ancrage dans la théologie du corps que saint Jean-Paul II a léguée. Le père Dumas partagie ici une découverte à la fois source d’une grande joie et d’un renouvellement profond de son ministère. Une invitation à considérer d’un œil nouveau le sens de toute vocation chrétienne.

Le père Dumas sous-titre cet ouvrage Lettre ouverte à mon frère prêtre. Il adresse sa lettre avant tout aux prêtres c’est vrai mais on pourra tout à fait voir dans ces quelques pages (70) une lettre adressée à tous ceux qui n’arrivent pas à comprendre ce qu’est le célibat sacerdotal. Qui le comprend vraiment d’ailleurs rappelle Mgr Gobilliard dans la postface ?
Dans cet essai sous forme de lettre, l’auteur nous plonge dans ce que furent une partie des catéchèses du saint pape Jean-Paul II sur la théologie du corps qui sont elles-mêmes regroupées dans un livre de plus de 400 pages (À voir ICI) ! Dans ce parcours l’auteur cherche à affiner l’enseignement du pape pour parler du célibat consacré sacerdotal et il y arrive assez bien notamment en utilisant des exemples concrets. Personnellement j’ai trouvé que dès qu’il se détache de l’enseignement direct du pape, ses propos sont plus percutants : il parle alors de ce qu’il vit.
Il développe donc la relation entre le don des époux et celui du prêtre avec l’Église de Jésus-Christ. Dans une démarche intéressante et bien documentée l’auteur utilise parfois des termes complexes dont il sera bon de noter la définition dès que vous la rencontrerez par exemple : le don sponsal qui est un don total de la personne. Cela n’empêche pas pour autant la lecture.

D’un point de vue plus théologique, ce qui m’a étonné c’est l’utilisation du mot sacrement qui n’est pas vraiment précisée. En effet, le mot sacrement a été utilisé de manières différentes dans l’histoire de la théologie. Je pense que saint Jean-Paul II utilise ce mot dans son sens historique et non pas au sens sacramentel que nous utilisons aujourd’hui qui en limite le nombre et la portée. Par ailleurs, le fait de placer le mariage comme sacrement primordial et qui irrigue les autres sacrements me parait étonnant et même un peu déplacé. Le lecteur comprendra néanmoins l’intention de l’auteur qui n’est pas d’en faire le sacrement de base (avec le sens de sacrement actuel) mais disons plutôt le sacrement naturel (issu de la création et de notre nature). L’auteur oublie également de parler de la partie disciplinaire attachée au sacrement de l’ordre qui va plus loin que la seule convenance et s’inscrit dans l’histoire de l’Église latine.

Ce livre se lit très rapidement et donne une image positive de ce lien entre le don des époux et celui du prêtre avec l’Église. Et bien que j’ai souligné quelques points étonnants je pense que c’est un bel ouvrage qui peut être offert à ceux qui ne comprennent pas ou qui, parent d’un séminariste ou d’un prêtre sont au cœur du sujet !

Recension écrite par Augustin.



L’auteur :
Frédéric Dumas, ingénieur agricole et forestier, est prêtre du Prado. Il est actuellement curé-doyen du Creusot-Montchanin dans le diocèse d’Autun.

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