A 72 ans, il fait Paris-Jérusalem à pied, en s’abandonnant à la Providence ! Le témoignage d’un pèlerinage déroutant, dépaysant et profondément spirituel qui déplace le lecteur. 

Note : * * * *
Difficulté : * *

Auteur : François Cariot
Éditions : Salvator
Paru en : décembre 2017
Nombre de pages : 168 pages

Résumé de l’éditeur :
À 72 ans, après avoir parcouru 5 000 kilomètres à pied en 195 jours, François Cariot parvient au but de son pèlerinage : la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Là, devant le tombeau du Christ, il dépose sa « besace » : à l’intérieur il y a les centaines d’intentions de prière qu’on lui a confiées durant les sept mois qu’a duré sa marche extraordinaire.
S’abandonnant chaque matin « à la grâce de Dieu », l’auteur a fait l’expérience de l’hospitalité : il a découvert des cultures, des religions et des paysages différents dans les douze pays qu’il a
traversés.
Le secret de sa performance physique sert de trame à ce livre étonnant et émouvant : c’est la foi qui dilate le coeur et le regard du pèlerin.

C’est avec une grande simplicité que François Cariot nous embarque dans son périple, pourtant extraordinairement audacieux et risqué. Et nous vivons avec lui cette aventure, au jour le jour.

Il y aura-t-il quelqu’un pour lui offrir l’hospitalité tous les soirs ? Comment va-t-il se débrouiller dans les pays dont il ne parle pas la langue ? Et s’il tombe malade ou si un accident arrive ? Va-t-il tenir, physiquement et moralement, tout au long de cette marche en solitaire ?

Tout cela ne semble pas l’effrayer. Et chaque journée, avec leur lot de péripéties et d’épreuves, est vécue en toute confiance. Et le lecteur entre également dans cette confiance déroutante.

On dit souvent que partir en pèlerinage nous permet de prendre conscience que notre vie entière est un pèlerinage vers le Ciel. Avec François Cariot, le pèlerinage physique et le pèlerinage existentiel ne font plus q’un. C’est donc un parfait et émouvant témoignage de foi qu’il nous offre, témoignage qui me rappelle celui des patriarches de l’Ancien Testament, salué par l’auteur de l’épître aux Hébreux :

« C’est dans la foi qu’ils moururent tous sans avoir reçu l’objet des promesses, mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. Et s’ils avaient pensé à celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste. C’est pourquoi, Dieu n’a pas honte de s’appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville… » (He 11, 13-16)

En refermant le livre, j’ai le sentiment d’avoir aussi voyagé. D’abord par les descriptions que fait François Cariot des différents pays qu’il traverse en donnant souvent des anecdotes historiques et géographiques. Mais j’ai aussi été emporté par son voyage intérieur. Et j’ai été touché par ses découvertes spirituelles, souvent très concrètes, imprégnées de passages bibliques, qui forment ce que l’on pourrait nommer la « voie du Pèlerin » pour vivre sa foi.

J’en tire quelques fruits : un encouragement à persévérer dans ma prière d’intercession pour constituer une « besace à prières », une plus grande confiance en l’humanité, en l’Église, en Dieu et sa douce Providence. Et une joie simple, celle reçue par un aîné dans la foi qui espère le Ciel de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force.

Recension écrite par Florian.

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L’auteur :
François Cariot, né en 1940 à Bayeux (Calvados), est père de trois enfants et plusieurs fois grand-père et arrière-grand-père. Sur les chemins de Compostelle, il a découvert la prière en marchant.

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