Sauvons l’éducation, Christian Flavigny

Face aux tendances éducatives actuelles de promotion de l’enfance et de son émancipation dans une absence de contrainte, l’auteur rappelle …

Note : * * * *
Difficulté : * *

Auteur : Christian Flavigny
Éditions : Salvator
Sortie : Janvier 2017
Nombre de pages : 192 pages

Résumé de l’éditeur :
Éduquer n’est pas brimer l’enfant, ce n’est pas brider son épanouissement. Le rudoyer, manière ancienne, ce n’est certes pas la bonne méthode ; mais le laisser choisir, méthode actuelle, l’empêche de construire sa personnalité autour d’un axe psychique solide.
L’éducation a besoin d’être régulée, ce qui en fait la prérogative des parents : car la légitimité que leur procure la filiation donne à l’enfant la garantie qu’ils éduquent selon son intérêt d’enfant, même s’ils se fâchent contre lui, même s’ils lui imposent des limites.
Encore faut-il que la légitimité de la famille soit confortée par la société : elle fournit à l’éducation ses fondements que l’école développe au profit de l’instruction.

Recension :
Dans le cadre du débat de l’été 2016 au Parlement sur les violences corporelles dans l’exercice de l’autorité parentale, Christian Flavigny met en perspective la protection des enfants à l’intérieur de sa réflexion sur l’éducation. L’auteur dépasse d’abord l’approche de Jean-Jacques Rousseau, copernicienne en son temps, qui plaçait l’enfant au cœur de l’éducation. Face aux tendances éducatives actuelles de promotion de l’enfance et de son émancipation dans une absence de contrainte, l’auteur rappelle la légitimité de l’éducation des parents, fondée sur la filiation et la transmission et régulée par les interdits familiaux de l’inceste et du meurtre. La légitimité parentale doit être préservée pour que l’enfant puisse grandir dans sa vie psychique et affective, s’inscrire dans une transmission familiale, et devenir à son tour un adulte capable de transmettre ce qu’il a reçu.

Elle permet ensuite que l’enfant quitte le monde familial par la socialisation, mais aussi par l’instruction. Celle-ci ne saurait se substituer à l’éducation dont elle prend le relais. Dans le cadre de l’instruction, l’« apprendre » ne peut se passer d’un « comprendre », qui se fonde sur une vie affective, nourrie par les parents. Le jeu, sur le thème de l’absence, comme le départ de la mère, est alors l’instrument privilégié pour apprendre à surmonter les émotions pénibles. Les apprentissages élémentaires de l’école s’appuieront ensuite sur cette capacité à surmonter de telles épreuves : lire confronte à l’inconnu d’un sens en absence, écrire à une représentation étrange à acquérir, calculer à pouvoir sortir de la relation binaire maternelle, avec l’intervention d’un tiers.

L’enfant n’est pas seulement une nouvelle catégorie sociale opprimée à protéger, il est avant tout en croissance dans un lien spécifique aux parents, qui l’établissent « comme héritier de sa lignée familiale d’abord, et de l’aventure humaine ensuite ».

Quelques mots sur l’auteur :
Pédopsychiatre et psychanalyste (au département de psychanalyse à l’hôpital de la Salpêtrière de Paris), Christian Flavigny a collaboré, en sus de ses activités hospitalières, avec des institutions à visée éducative soit de protection de l’enfance (Sauvegarde de l’enfance, Bobigny), soit destinée aux adolescents (ITEP, Boissy-Saint-Léger). Il a consacré plusieurs livres aux récentes évolutions familiales et a été auditionné à plusieurs reprises par les Commissions de l’Assemblée nationale et Sénat.

Acheter_sur_La_Procure
[amazon_link asins=’2706714700′ template=’ProductGrid’ store=’questionsreligion-21′ marketplace=’FR’ link_id=’fe5cfa07-2471-11e7-b4d4-29c48236bd79′]

Commentaires Facebook

Laisse un commentaire et donne ton avis!