Le carême n’est pas seulement un moment pour les enfants, il nous invite à redécouvrir notre vie avec Dieu. Essayons de voir quels moyens nous sont donnés et d’où il vient!

1       Dans l’Ancien Testament

L’Ancien Testament est une histoire, celle de l’homme. Des commencements à nos jours, l’histoire est racontée surtout via un peuple particulier, le peuple hébreu. Dieu avec ce peuple en particulier fait de nombreuses alliances. Il commence au tout début par Adam puis Noé, Abraham ou Jacob pour n’en citer que quelques unes. Avec Moïse l’alliance prend une dimension supplémentaire car la Loi fait son apparition, le Décalogue (les Dix commandements) dans un premier temps puis viendront les lois et règles que Dieu donne à son peuple pour qu’il les observe et qu’il garde ainsi son Alliance. Ces lois ne sont donc pas là pour punir mais pour que l’Homme sache comment rester avec Dieu.

Bien sûr il ne s’adresse alors qu’au peuple hébreu, lui donne une terre et l’y installe. Mais il dit à Israël sa mission :

« C’est moi le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice, je t’ai tenu par la main, je t’ai mis en réserve et je t’ai destiné à être l’alliance du peuple, à être la lumière des nations, à ouvrir les yeux des aveugles, à tirer du cachot les prisonniers, de la maison d’arrêt, les habitants des ténèbres. » Livre du prophète Isaïe 42, 6-7 (traduction TOB).

Sa mission est donc d’être signe de Dieu au milieu de tous les hommes.

Mais dans l’histoire, dans l’Ancien Testament, les hommes – comme aujourd’hui encore – sont long à comprendre et le peuple brisa de nombreuses fois cette Alliance, oublièrent la Loi donnée par le Seigneur. Chacun y va de son péché et cela a pour conséquence de distendre les relations avec le seul Seigneur. Le peuple hébreu, lorsqu’il se rend compte de l’offense faite au Seigneur – souvent grâce à des prophètes – prend un habit de pénitence. L’habit de pénitence n’est alors pas seulement quelque chose en plus, il remplace le vêtement déchiré en signe de compréhension de la faute. Le vêtement en question est un simple sac qui est un signe extérieur d’une disposition intérieur à la pénitence.

Dans certains cas les cendres s’ajoutent au sac, signe supplémentaire de dispositions nouvelles envers le Seigneur et d’une écoute renouvelée. (Dn 9, 3) Ils se frappaient la poitrine signe de repentance pour le mal commis, pour l’égarement sur le chemin qui mène à Dieu.

2       Le Nouveau Testament & aujourd’hui

Dans le Nouveau Testament, Jésus est la Bonne Nouvelle. Par son Incarnation, sa vie puis son don total qui passe par la mort pour ressuscité, Il apporte aux hommes une relation nouvelle à Dieu. Dieu se donne jusque dans la chair pour prendre sur lui les péchés des hommes. Et même si dans l’Ancien Testament le pardon des péchés est bien réel, ici une autre dimension apparaît par ce sacrifice ultime qui remplacera tous les sacrifices juifs.

De plus dans l’Évangile, Jésus donne mission à ses apôtres d’apporter la Bonne Nouvelle aux israélites puis aux nations païennes. Il ouvre ainsi vers les païens le Salut, la Vie Éternelle.

L’homme par le péché blesse la relation qu’il a avec Dieu mais aussi la relation que le monde entretient avec Lui. Et nous l’avons vu dans la première partie Dieu donna aux hébreux différentes façons de faire pénitence et des signes extérieurs d’une disposition nouvelle intérieure. Nous n’en sommes pas empêchés aujourd’hui !

L’un de ces signes est les cendres reçues le mercredi des cendres. Ce jour ouvre avant tout une période de conversion. Pourquoi ce signe ? Et bien d’une part les hébreux le prenaient comme signe de pénitence et de volonté de conversion. D’autre part les cendres sont signes de notre mort au péché, du fait que nous n’appartenons pas et que nous ne pouvons pas être identifié à notre péché. Ces 40 jours sont offerts à chacun pour remettre en route (si elle s’essoufflait) ou améliorer la relation que nous avons avec Dieu. 40 jours pour se convertir et nous préparer à accueillir dignement le Seigneur au moment de sa résurrection. 40 jours pour aller vers le sacrement de réconciliation qui participe de manière immense à renouer nos liens avec le Seigneur. 40 jours pour regarder notre vie et voir là où je peux faire le bien, là où habituellement j’ai tendance à esquiver ce bien. 40 jours pour à la suite de Jean le baptiste, préparer le chemin du Seigneur et rendre droit ses sentiers (Mc 1, 3 et Is 40, 3) ; nous préparer à accueillir le Christ ressuscité.

3       Conclusion

Le carême n’est pas le ramadan chrétien comme on peut l’entendre. Il est un temps donner pour grandir dans notre relation à Dieu en se donnant quelques moyens concrets pour y parvenir. Ce peut être sauter un repas et donner son prix à une association ou une œuvre caritative, c’est aussi le moment de se réconcilier avec des amis ou de la famille. Mille idées peuvent nous venir mais le plus important c’est que cela serve notre relation à Dieu, au autres et qu’ainsi nous nous préparions à accueillir le Ressuscité trois jours après qu’Il ait pris sur Lui nos péchés.

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